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Mikolajki jumelage mairie en ligne
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Un fait est certain : à l'endroit où est aujourd'hui située la ville de Mikolajki au temps des Prusses existaient déjà des habitations.
En ces temps là, les lacs Sniardwy, Mikolajskie et Luknajno n'étaient qu'un seul grand lac. Les grandes forêts et les marais avec les lacs étaient un environnement idéal pour se protéger des ennemis. Les premiers écrits nommant le village de Mikolajki datent de 1444. Le saint patron du village, depuis l'aube de son histoire est saint Mikolaj (Nicolas), qui d'après les légendes serait le protecteur des navigateurs.
A proximité de Mikolajki il y avait le village Koniec d'un coté, et de l'autre coté du lac Mikolajskie se trouvait le village Koziowo. La communication entre les deux s'effectuait par bateau et en hiver en passant sur la glace. C'est seulement en 1516 que le premier pont en bois relia les deux rives du lac. Le pont se trouvait là où aujourd'hui existe la passerelle pour piétons. Ce pont était appuyé sur des cales en bois et descendait si bas que pour laisser passer des bateaux de grande taille il fallait ouvrir des trappes aménagées spécialement à cet effet.
Avec le temps Mikolajki se développe et sa population s'accroît. Malheureusement la ville, ainsi que ses environs, subiront divers fléaux : la peste, les incendies, les maladies des poissons et des céréales.
En 1854 le roi de Prusse Frédéric Wilheim IV fit une croisière sur le bateau "Masovia" au départ du Rhin, par Mikolajki jusqu'aux lacs Sniardwy et Beldany. Le vapeur "Masovia" effectuait des croisières régulières depuis 1843 sur le trajet le Rhin-Mikolajki-Pisz. Le pont de Mikolajki fut équipé de parties mobiles afin de faciliter la navigation. Le tourisme se développe. Max Rosenheim visitant la Mazurie note : " à Mikolajki pour 1600 habitants, il y a 10 distilleries et 25 débits de boissons". A partir de 1868 commencent des croisières régulières sur les grands lacs de Mazurie, et à partir de 1891 une ligne pour passagers et marchandises est créée entre Gizycko et Mikolajki. En même temps la liaison routière Mragowo-Mikolajki-Gizycko
entre en service, puis sept ans plus tard la ligne de chemin de fer OIsztyn-Mragowo-Mikolajki-Orysz.
Mikolajki au 20ème siècle
En 1901 Mikolajki comptait déjà 2267 habitants et avait de plus en plus de succès auprès des touristes. Parmi eux des écrivains et journalistes (Stefania Sempolowska, Alfons Mankowski, Roman Zawilinski) dont les écrits seront les bases de romans et feuilletons parlant de Mikolajki et de la Mazurie.
Le développement de la ville sera interrompu par le déclenchement de la première guerre mondiale. Lors de sa retraite l'armée allemande fait sauter les ponts. Mikolajki bien que n'ayant pas été occupé par les Russes, a beaucoup souffert des tires d'artillerie ; la reconstruction de la ville a donné un nouvel élan à son développement. Les conduites d'eau et les canalisations sont étendues ; la route allant à Ukty, indispensable pour le transport du bois servant aux reconstructions est refaite. Un grand moulin et une scierie sont bâtis.
Quelques années seulement après la guerre, on y voit le développement des pensions de famille et centres de loisirs, des restaurants et cafés. Sur le lac naviguent des bateaux touristiques et la ville devient un lieu de repos très prisé.
L'arrivée au pouvoir du parti hitlérien change la situation de la Prusse orientale, mais aussi de Mikolajki. Séparée de la Pologne par une frontière hermétique, elle voit son commerce traditionnel s'effondrer; les touristes ne viennent plus et la vague de terreur et de persécution concernant tout ce qui est polonais sévit. Les villes et les villages périclitent alors que tous les efforts des autorités sont dirigés vers le développement des fortifications et la propagande militaire anti-polonaise. La Prusse ainsi que toute l'Allemagne se préparent à la guerre.
Le déclenchement de la seconde guerre mondiale et ses premières années n'ont pas eut d'impact direct sur la Mazurie, hormis la mobilisation entraînant un manque de bras pour travailler, surtout dans les campagnes.
Afin d'y remédier on amenait des ouvriers forcés de la Pologne occupée. Les Polonais affluaient sur les terres non pas en tant que résidants volontaires, mais en tant que prisonniers. La fin de la guerre fut le début des grands changements : une partie de la Prusse orientale est rendue à la Pologne, population prussienne s'en va et un grand nombre de résidants polonais venant de toute la Pologne arrive. |
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